Centrafrique : En tous cas, s’il faut maintenant tourner la page des armes en Centrafrique

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Bangui, le 27 déc. 18

Décidément, il s’avère qu’il y a aucune cohérence dans les esprits pour élaborer une espèce sonate et de charte morale. Une situation vers laquelle tous les acteurs devaient converger en vue d’esquisser les premiers pas qui mènent à la sortie de cette crise aux conséquences déjà trop lourdes.

On s’est même laissé  emporter à Bangui par une vague d’indignation tant il est vrai, la démarche presque sécrète de l’Union Africaine pour convoquer les centrafricains déchirés à ce dialogue qui a pris tout le monde comme un  court-circuit électrique. Cela sentait encore trop et est en train de souffrir.

Mais aujourd’hui le dialogue apparaît comme un plesdatres sur lequel tout le monde s’appuie désormais pour se faire une place dans le processus de la réconciliation, de paix et de développement bref !

Chacun s’accroche sur ce bateau pour entrer dans l’avenir paradisiaque d’une RCA nouvelle de l’après-guerre. Même s’il est vrai, la maladresse de certains acteurs dans leur élan de surenchère les obligent quelques peu à jeter le discrédit sur le résultat de ce dialogue.

Aujourd’hui, force est de dire que, ce n’est pas tant, trop un Noureddine Adam qui pourrait se permettre d’obtenir crédit de la part de la communauté internationale.  Lorsqu’il persiste et signe « un accord politique » préalable à toute adhésion au processus en cours alors que ce processus est déjà en marche. C’est une sublimation pour avouer son autorité au-delà de toutes les complications possibles inhérentes au processus.

L’heure n’est plus à la mystification du processus de paix. Même, s’il est vrai, aucun pouvoir au monde n’a jamais roulé sur les rails sans difficultés.

Mais la véritable difficulté est donc lorsque le flou enveloppe le système. Eh bien ! Touadera a déjà ramassé tous les critiques du monde en pleine figure. Et pourtant, tout le monde sait que ses mains restent très liées, les véritables décideurs du sort de la RCA. C’est la communauté internationale dans toute sa composante aussi hybride et satisfaisable à bien des égards.

Nul n’est sensé ignoré que le pays a déjà cédé « une partie de sa souveraineté » somme toute incommensurable. Cependant, pour y arriver, il faut ouvrir le chantier du retour de la sécurité en toute vraisemblance.

L’UA médiatrice a choisi la technique de persuasion, avec l’appui multiforme des autres partenaires qui accompagne le processus. La logique est à la troque des armes avec le choix politique quoi de plus normal. Pour quiconque veut entrer dans l’avenir qu’il doit s’aligner.

On doit donc dire en fin de compte, que l’élan vers la paix est irréversible reste à baliser le chemin pour faciliter le passage de tous les acteurs embarqués. Non sans redouter la difficulté en amont. Les tentations tant, il est vrai, qu’à une certaine distance du parcours de certains passagers qui ont des tâches sombres sur le visage et autour des mains devront être débarqués rattrapés eux par la justice.

Mais cette distance est encore lointaine et donc les victimes devront s’armer de patience, le temps que les bourreaux s’enivrent des espèces sonnantes et trébuchantes et autres gâteaux obtenus à la kermesse de réconciliation quand la fête sera terminer, ils seront cueilli comme des fruits murs.

Bienvenu ANDALLA,

 

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