Centrafrique : Et si Jean Jacques Démafouth serait le leader du mouvement rebelle ‘’SIRIRI’’ qui sévi dans l’ouest ?

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Bangui, le 06 décembre 18

Depuis quelques mois un mouvement rebelle dénommé ‘’SIRIRI’’ sème la panique et la zizanie dans la Mambéré-Kadei et la Nana-Mambéré. Deux grandes villes très richissimes du pays avec des énormes potentialités, situées respectivement au Sud-ouest et à l’Ouest du pays. Le mobile était de créer la terreur et l’insécurité persistante dans cette partie du territoire, afin de les rendre ingouvernables. En plus de prendre comme base arrière la ville stratégique et frontalière de Ngamboula.

Selon quelques indiscrétions que notre rédaction à pu joindre depuis Berberati, chef-lieu de la Mamberé Kadei. Le mouvement rebelle qui aurait été récemment crée appartient à Jean Jacques Démafouth, l’ex Ministre de la Défense du feu Président Ange Félix Patassé (1999-2003) et Conseillé Militaire, Chargé de la relation avec la Sangari et la MINUSCA sous le régime transitionnel de Samba-Panza (2014-2015).

Il faut le rappeler, ce mouvement criminel a fait une première tentative pour sortir afin de s’accaparer de la ville de Ngamboula a connu un échec. Ces derniers ont eu froid au dos avec la riposte de quelques éléments de la MINUSCA en connivence  avec les éléments de la force intérieure basé dans la localité. Comme Bilan, il y a eu plusieurs morts du côté des assaillants, 26 bandits armés capturés et plus d’une quarantaine de motos saisis et  transférée  à la gendarmerie de la ville de Berberati.

Selon nos sources, ces bandits n’ont pas voulu lâcher prise. Suite à quelques recrutements, ils ont encore lancé une offensive dans un village situé à 15 km de Ngamboula. Cet accrochage avec les casques Bleus s’est soldé à la mort d’un élément de la MINUSCA.

Il est vrai et il demeure une si triste réalité dans ce pays de nulle part. Les crises se sont succédé d’année en année. Les hommes aussi se sont succédé mais rien de concret n’a été fait pour sortir le pays de labyrinthe. Le processus de retour de la paix ont énième fois été engagé  pour résoudre la situation précaire des Centrafricains qui a atteint le paroxysme. Mais certains hommes politiques qui ont échoué dans ce pays continuent de se mouvoir pour tergiverser la République Centrafricaine dans le néant dommage !

.Ces thuriféraires de la politique trouvent comme prétexte et mettent en évidence l’échec patent du pouvoir en place, le non respect des accords et les manquements  qui engendre infiniment la création de ces groupes armés. Alors qu’il s’agissait vraiment d’une incompréhension des bourreaux des Centrafricains. Ceux qui ont fait couler le sang et les larmes des Centrafricains se retrouvent souvent à la tête de ces mouvements criminels afin de tirer le drap de la côté.

Rappelons qu’au moment où l’Allemagne Nazi dans sa folie mortuaire et expansionniste avait occupé une partie de la France, le général De gaule et certains  généraux déterminés ont organisé une résistance farouche avec la rescousse inoubliable des Africains dont beaucoup ont péri. Ceux qui ont trahi la France à l’exemple du maréchal Philipe Pétain (1856-1951) et ses acolytes ont pu être jugés. Cela devrait être le même cas en Centrafrique.

La RCA pays des bantous, paradoxalement pays de multiples crises, remous sociaux et soubresauts la liste n’est pas exhaustive.  Mais le pays demeure toujours dans le chaos interminable est ce serait une damnation ? A quoi profite le peuple Centrafricain dans toutes ces machinations machiavéliques ? Car, les Politiciens créent volontairement les tensions pour en profiter et faire une place sur le soleil calcinant au détriment de la population victime.

Herman THEMONA,

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