C’est le 28 novembre dernier 2018 qu’a lieu à Bangui, la cérémonie de officielle de lancement du Projet de Propriété et Artisanat Minier (DPAM) en présence de deux membres du Gouvernement à savoir, les Ministres Mboli-Fatran en charge des Mines et de la Géologie et Virginie Mbaïkoua de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale ainsi que du Chargé d’Affaires par intérim de l’Ambassade des Etats unis en Centrafrique dont le pays est le partenaire clé dudit projet.

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Bangui, le 04 décembre 18

Il n’est pas interdit de réfléchir, de s’inquiéter et d’émettre de doute. La RCA est en proie à des situations scandaleuses avilissante et ignominieuse. D’aucun dirait que, c’est une affirmation gratuite, mais non, cela reste et demeure une réalité sacro-sainte. Car depuis que les soi-disant anges gardiens de ce pays de nulle part avaient pris la responsabilité de la protection de la population centrafricaine, rien n’est fait de concret pour extirper la montée en puissance de la violence et de la zizanie dans ce pays. Paradoxalement, les ennemies de la nation continuent de mettre en  coupe réglée par une interminable crise.

Dans un rapport envoyé au Vatican monseigneur Désiré Nongo Aziagbia de la société pour les Missions Africaines, évêque de Bossangoa s’est plaint de l’inactivité et le laxisme de la mission de l’ONU en RCA. En analysant la situation dans son diocèse en octobre et novembre derniers. Cette personnalité religieuse, Nongo Aziagbia déclare que, malgré tous les efforts effectués, l’église catholique a tout de même souffert lors des affrontements des rebelles.

« Des prêtres sont tués, des constructions appartenant à l’église sont détruites ou désacralisées, des objets sacrés sont volés ou détruits » a-t-il raconté.

L’archevêque craint que l’attaque puisse être organisée afin de noyer la RCA dans une crise religieuse. D’autant plus que la situation se complique à cause des activités des soi-disant pacificateurs onusiens. Nongo Aziagbia accuse la MINUSCA de contribuer aux membres de l’ex-Séléka qui attaquent les camps de déplacés et les structures de l’église leur proposant le refuge.

Il explique qu’après les attaques du camp des déplacés, des maisons dans les arrondissements de Tarabanda et Yabende ainsi que les agressions d’un prêtre catholique de la paroisse de Notre-Dame de l’Immaculée Conception à Batangafo, les 12 et 16 novembre, il s’est rendu sur place accompagné de ces spectateurs. La situation, d’après lui, est décevante. L’archevêque confirme que ces derniers temps la situation humanitaire s’est compliqué, les relations entre les musulmans et les chrétiens sont également tendues. En même temps, la MINUSCA cesse peu à peu ses tentatives de changer la situation. On peut même constater qu’au contraire elle défend les extrémistes, mais pas la population civile.

Les raisons sont bien claires. Parfait Onanga-Anyanga, chef de la mission a annoncé dans une interview exclusive au journal « La Libération » que le nombre des Casques bleus en RCA n’était pas suffisant pour pouvoir faire face aux attaques. Comme quoi, on ne compte que 12 mille soldats dans le pays. Autrement dit, un Casque bleu par 400 habitants.

Sauf que le chef de la mission exagère un peu : ces Casques bleus ne sont pas déployés partout en RCA, mais dans certaines régions, de surcroit déjà sécurisé. En plus, il n’est pas question de chercher des excuses. Quel que soit leur nombre en Centrafrique, ils doivent procéder à l’action.

Au lieu de défendre la population locale, ils se défendent eux-mêmes et leurs coreligionnaires qui sont les marchands de la mort comme cela a été le cas à Alindao. Onanga-Anyanga s’est pressé à trouver une excuse maladroite qui ne convainc pas naturellement:

« Mais qu’est-ce que ces soi-disant anges gardiens ont fait concrètement à Alindao ? Un poste militaire temporaire, installé près du site de déplacés. Avec 40 Casques bleus pour une ville de 30 000 habitants. C’est de la dissuasion. Mais lorsque toute une communauté instrumentalisée se lance dans la bataille, et bien je suis désolé, mais ces Casques bleus qui ne sont pas des victimes expiatoires, vont se retrouver, par réflexe naturel, contraints de se protéger eux-mêmes ».

Mais, il parait qu’ils ont eu peur car terrer dans leur nid de poule. Ils auraient pu affronter la situation, soit tirés en l’air pour arrêter l’hémorragie, malheureusement… Sauf qu’il est beaucoup moins dangereux pour les Casques bleus de rester dans leur base militaire, même si 60 personnes vont être tuées et massacrer, c’est dommage !

Herman THEMONA,

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