Centrafrique : La Commission Vérité Justice et Réparation sur la voie de la formalisation

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    Bangui, le 17 novembre 18

    Des rencontres de sensibilisation, pour la tenue d’une consultation populaire nationale relative à la mise en place en République centrafricaine  de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR) en République Centrafricaine ont eu lieu au courant du mois précédent et doivent se poursuivre dans certaines localités du pays.  

    Mais le moins que l’on puisse dire est que c’est pour la première fois que le pays va être doté de cet instrument juridique qui va désormais mettre de l’ordre en ce qui concerne le règlement de certaines affaires sous scellées de jugement et  qui ne peuvent pas faire l’objet de poursuite par les juridictions du pays.

    Il faut noter que lors de ces  séances de sensibilisation des leaders communautaires dans les différents arrondissements de Bangui, certains responsables des Organisations nationales ont tablé sur la nécessité de  pousser des réflexions  en vue des dispositions à prendre pour la réussite de cette consultation populaire.

    Il faudrait préciser que  lors de cette rencontre avec les leaders communautaires de la ville de Bangui  Mlle Corine DACKO qui s’occupe de la coordination  de la Commission Vérité Justice Réparation et Réconciliation, elle a mis l’accent sur l’objectif de ces assises. Selon elle : «  La  rencontre avec les leaders communautaires et ceux de la société civile et de la jeunesse centrafricaine du deuxième arrondissement de Bangui a pour objet de sélectionner de sélectionner les participants qui pourront participer  à la prochaine consultation nationale populaire  sur les modalités de la tenue dans les prochains jours de la Commission Vérité Justice, Réparation et Réconciliation qui s’appelle CVJRR ».

    Toutefois, l’Oratrice  a souligné l’intérêt de la présente rencontre qui  porte sur les options concernant cette consultation populaire nationale sur la question de la mise en place de la Commission Justice Réparation et Réconciliation. Cette institution au service du pays s’appuiera  sur le principe de la continuité et de contextualisation de la participation et l’implication du plus grand nombre des  fils du pays au processus social et politique de sortie de crise de leur pays, de réconciliation nationale et du revivre ensemble qui a été entamé avec  les pourparlers inter-centrafricains

    Par ailleurs, il convient de préciser  que face à la flambée des violences exercées par certains groupes armés dans certaines localités du pays entre autres BATANGAFO, BAMBARI, BRIA et d’autres contrées du pays. Mais d’ores et déjà une chose est certaine, la création de la Commission Vérité Justice et Réparation est une aubaine car, à l’instar de la Cour Pénale Spéciale (CPS), cet organe va juger à l’amiable des affaires civiles, mais aussi  permettra de redynamiser le planning national de la lutte contre l’impunité en RCA qui pour l’heure demeure une triste réalité et surtout  une équation difficile à résoudre pour les nouvelles autorités du pays.

    Ce que craignent surtout certains responsables communautaires, est le mauvais résultat  que pourraient donner ces consultations à la base. Alors que d’autres  insistent  dans tous  les aspects axés sur le respect de certaines règles, notamment démocratiques lors de la tenue de ces pourparlers. .

    Soulignons au passage que la nouvelle consultation projetée est de nature à compléter les conclusions des premières consultations populaires et elles visent à recueillir les attentes des populations centrafricaines sur les quatre piliers  thématiques de la future Commission Vérité Justice Réparation et Réconciliation ainsi que de son mandat, ses missions, ses compétences et ses modalités de fonctionnement.

    Rappelons que l’Afrique du Sud de Nelson Mandela a été le premier pays sur le continent africain a expérimenté les valeurs de la Commission Vérité Justice Réparation et Réconciliation et elle a été suivie par la République de Côte d’Ivoire qui lui a emboîté le pas.

     

    Hervé BINAH,

     

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