Centrafrique : La lutte contre l’impunité se poursuit avec la convocation de la seconde criminelle par le Ministre de la Justice Flavien MBATA

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Bangui, le 02 novembre 18

Cette seconde Session criminelle qui s’étendra sur la période du 19 novembre au 20 décembre 2018 marquera la détermination des autorités nationales à mettre fin à l’impunité et ce conformément à la politique du Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADERA. Les audiences de la 2ème Session criminelle qui se dérouleront à dans les locaux de la Cour d’Appel de Bangui sont déjà annoncées riches en couleur avec de gros poissons qui sont sur les box des accusés.

D’ores et déjà l’on retrouve sur la liste des accusés, de nombreux auteurs de graves infractions pénales criminels entre autres, l’ex-député Alfred YEKATOM alias Rambo, Abdoulaye Hissen, Ali Darass et Abdou Karim Meckassoua.   

Il est rappelé que la volonté politique de lutter contre l’impunité s’affiche depuis un certain temps. Après la première session de l’année tenue en de juillet dernier qui a vu la condamnation à de lourdes peines de prison ferme de plusieurs dizaines d’ auteurs de crimes, le Gouvernement convoque à nouveau une nouvelle session afin de juger des présumés auteurs des crimes commis dans le pays.

Selon la décision ministérielle signée le 23 octobre, le tirage au sort des jurés de cette deuxième session criminelle est prévu le 9 novembre 2018. Dix jours après cette date, le début des audiences est attendu alors le 19 novembre 2018.

« Le programme des audiences et la liste des présumés auteurs ne sont pas encore connus », a confié le procureur général près la Cours d’appel de Bangui, Eric Didier Tambo.

Une trentaine d’auteurs des crimes graves ont été condamnés lors de la première session criminelle de la Cour d’appel de Bangui.

Cette session est convoquée alors que la Cour pénale spéciale, une juridiction mixte a aussi lancé sa session inaugurale à Bangui, qui ouvre la voie aux enquêtes.

A travers cette série d’audiences, le gouvernement consacre la lutte contre l’impunité dans le pays où les violations des droits de l’homme sont attribuées pour la plupart aux groupes armés qui écument les villes de province du pays.

Bienvenu ANDALLA,

 

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