Centrafrique : Alerte, un grand danger guette le peuple avec les 77 points de revendications des extrémistes séléka pour transformer la RCA en Etat islamiste

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Bangui, le 19 juillet 18

A voire de très les enjeux du prochain dialogue inter centrafricain qui se pointe à l’horizon et piloté par un Panel des Facilitateurs de l’Union Africaine, l’on ne se douter qu’un véritable danger guette le peuple centrafricain avec les dizaines revendications des extrémistes séléka qui entendent saisir cette opportunité pour s’accaparer des pouvoirs de l’Etat centrafricain afin de le transformer en un Etat islamistes. 

Si la vision de la Centrafrique nouvelle voulue par les centrafricains n’est plus celle formalisée par le Forum de Bangui, à en croire les artifices des musulmans armés, alors quelle Centrafrique projettent-ils pour demain ? Au regard de cette interrogation, il est désolant de voir se dessiner une Centrafrique évidée et dépouillée de ses attributs et symboles républicains, une Centrafrique désormais extérieure à son propre peuple du fait que ce peuple ne s’y reconnait plus.

Du reste, si rien n’est fait, l’ossature de la République va probablement tourner autour de la  préfiguration incognito d’une république islamiste  puisque les porteurs de ce projet son en passe de remporter la guerre sur tous les fronts. Au total 77 points de revendications sont prépositionnés  par les factions rebelles de la Séléka avec la probabilité de passer tous comme à la poste et ceci, pour trois raisons :

D’abord, les groupes armés sont décidés d’aller au dialogue négocier les armes aux poings ;

Ensuite, ils bénéficient de la complicité de la communauté internationale elle-même divisée entre ceux qui voudraient obtenir quelque chose  de Touadéra d’une part et ceux qui, par ignorance des vrais enjeux de la crise centrafricaines par affinités religieuse roulent pour la communauté musulmane considérée à tort comme une minorité menacée d’extermination d’autre part. Aussi pour ceux-là qui tiennent coûte que coûte faire obstacle au pouvoir de Bangui qu’il trouve non rentable à leurs intérêts égoïstes.

Au nombre de ces points de revendications, il y a la question de la citoyenneté. La Séléka exige un traitement spécial pour les musulmans en ce qui concerne la délivrance des pièces d’identité centrafricaine, notamment la carte nationale d’identité, le passeport, le certificat de nationalité, l’acte de naissance etc…

Une telle revendication n’est-elle pas matière à cogito dès lors que, jusqu’ à preuve du contraire, les centrafricains musulmans  n’ont jamais été discriminés quant aux droits susmentionnés. Par musulmans  centrafricains on entend les Goula, les Rounga, les Kara…composantes de la société centrafricaine à part entière.

Il en est de même  pour ceux qui sont arrivés en RCA avant l’indépendance et dont les descendants ont choisi de jouir de leur droit à la citoyenneté centrafricaine. Quant aux centrafricains islamisés, ils sont avant tout centrafricains avant de choisir l’islam comme religion.

Où se trouve alors le problème si ce n’est l’intention de donner accès à ces documents par  des sulfureux infiltrés à des fins lugubres de compromission programmée de l’ordre républicain établi ?

Le pays en pâtit même déjà irrémédiablement. Cette proportion de centrafricains  ne sachant parler ni Sango ni Français s’est nourrie par le très éphémère pouvoir de la Séléka où ces documents ont été  distribués à tour de bras après la destruction systématique de toutes les archives du pays.

Au sortir d’une telle crise, comment vouloir  au  délire sauter pieds joints sur des déchets de citoyenneté ostentatoires et envisager une nouvelle aventure  sans recentrer la problématique de la préférence nationale ?

Herman THEMONA,

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