Centrafrique : L’Association des consommateurs porte les plaintes de la flambée des prix du sucre sur les marchés aux responsables de la SUCAF

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Bangui, le 13 juillet 18

C’est ce vendredi 13 juillet 2018 que l’Association des consommateurs centrafricains a rencontré en présence des professionnels des médias, les Responsables de la société SUCAF. L’objet de cette rencontre a porté sur la flambée des prix du sucre sur les marchés.

Selon les Représentants des consommateurs, des plaintes leurs parviennent de partout ces derniers temps concernant la flambée des prix du sucre sur les marchés c’est ainsi qu’ils ont demandé rencontrer les Responsables de la SUCAF pour comprendre ce qui se passe et voir les pistes de solutions pour remédier très vite à cette situation qui pénalise énormément les consommateurs.

En réponse aux préoccupations des Délégués des consommateurs, M. Martin AKEM, a rappelé l’origine de la fermeture du site de Bangui qui résulte sur un malentendu sur l’abattement des TVA de 5% sur le stock du sucre de 2017 où un contrôle était effectué mais est resté inachevé. Cependant, l’administration publique financière a décidé de la fermeture du site de Bangui pour cause de non-respect des 19% des TVA prévus par la loi de 2018.

Selon M.AKEM les négociations avec le Gouvernement évoluent positivement et il espère que le site de Bangui va rouvrir dans les heures qui suivent afin de donner de répondre aux besoins des consommateurs.

M. AKEM a également évoqué l’entrée frauduleuse du sucre sur le territoire ce va impacter négativement sur la SUCAF car, selon lui, le sucre frauduleux est vendu à 27 mille francs CFA contre 34 mille francs CFA pour la SUCA. Il a profité pour montrer comme de fraude du sucre frauduleux en provenance de la RDC saisi qui se trouve dans les locaux de la SUCAF de Bangui. Aussi, avec les 19% des TVA la SUCAF sera obligé de revoir son prix à la hausse pour atteindre 39 à 40 mille francs CFA ce qui risquerait de la conduire à la mévente compte tenu de la concurrence déloyale.

En complément des propos de M. AKEM, le Directeur du site de Ngakobo M. EMMANUEL OUAIMON, a indiqué qu’il y’a 6 mille tonnes du stock de sucre en ce moment dont1462 sur le site de Bangui et la différence de plus de 4 mille tonnes sur le site de Ngakobo donc il ne pouvait pas en réalité avoir pénurie du sucre sur le marché pour qu’on arrive à la flambée des prix. Il a poursuivi en ajoutant que c’est la fermeture du site de Bangui qui est à l’origine de cette flambée des prix du sucre sur le marché.

Quant à M. Flavien NZAPAHOZO, Responsable des ressources humaines de la SUCAF, il s’est appesanti sur les conséquences sociales de cette fermeture du site de Bangui. Selon M. NZAPAHOZO, les mille travailleurs de la société SUCAF courent le risque de chômage technique avec cette situation qui prévaut. Aussi, les milliers des personnes du site de Ngakobo qui bénéficient gratuitement des services de la santé, de l’électricité, de l’éducation et autres seront gravement pénalisées. Il plaide pour que la SUCAF reprenne très rapidement les activités afin d’éviter des conséquences incalculables sur les consommateurs et toutes les vies humaines qui dépendent de cette société.

Il est a rappelé que la SUCAF est sommée à verser la somme de 311 millions de francs CFA à l’Etat avant l’ouverture de ses portes. Cependant avec cette fermeture qui dure déjà deux (2) semaines la SUCAF a déjà perdu plus de quatre cent quatre dix millions de francs CFA (490.000FCFA).

Tout comme les Responsables de la SUCAF et les Délégués des Consommateurs, l’on espère que les portes du site de Bangui vont s’ouvrir sans délai pour alléger les peines des consommateurs et d’éviter aux travailleurs et autres habitants du site de Ngakobo des conséquences néfastes au plan social.

A suivre….

Hervé BINAH,

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