Centrafrique : Commémoration ce jour de la 28e « Journée Mondiale de la Population »

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Bangui, le 12 juil. 18

Ce Mercredi 11 juillet 2018, la communauté internationale  célèbre pour la 28ème fois, la Journée Mondiale de la Population et ce,  depuis sa première célébration intervenue le 11 juillet 1990.  Il faudrait préciser, que le thème relatif à la commémoration de cette Journée Mondiale de la Population de cette année 2018  s’intitule «  Les parents ont le droit fondamentale de déterminer librement et consciemment la dimension de leur famille et l’échelonnement des naissances ». A cette occasion, le Dr Pierre SOMSE Ministre de la Santé Publique et de la Population a donné une déclaration à la nation centrafricaine hier Mardi 10 Juillet 2018.

Le Chef du département de la Santé Publique et de la population Dr Pierre SOMSE, d’entrée de jeu a situé l’historique de cette commémoration en ces termes « L’histoire de cette journée remonte  aux manifestations relatives à la ‘’Journée  des Cinq Milliards’’ lorsque le 11 juillet 1987, la population mondiale a franchi le cap historique des cinq milliards d’habitants. L’augmentation de la population mondiale, engendre inévitablement des problèmes de développement. Plus il y a d’hommes sur la planète, plus il y-a des ‘’bouches à nourrir’’. Seuls les hommes et les femmes en âge de travailler et bénéficiant d’une bonne santé, sont à même de produire et gagner les ressources nécessaires, pour les besoins vitaux de leurs familles. En deux décennies, la population mondiale a déjà progressé d’environ deux milliards d’individus, avec une proportion considérable pour notre continent. Les prévisions font état du doublement de cette population d’ici 2050, soit 14 milliards d’individus y compris pour notre continent l’Afrique. Conscient  des problèmes de développement que soulève cette démographie, la Communauté Internationale a instauré  la Journée Mondiale de la Population, afin de réfléchir et d’anticiper sur les conséquences de cette évolution » a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs poursuivi son intervention en affirmant « qu’à  l’instar des autres pays du monde, membres de l’Organisation des Nations Unies, nous sommes invités cette année à porter notre réflexion sur le thème : « Les parents ont le droit fondamental de déterminer librement et consciemment la dimension de leur famille et l’échelonnement des naissancesCe thème est une résolution adoptée à la Conférence internationale sur les droits humains dans le cadre de la Proclamation de Téhéran  en 1968, il établit clairement que la planification familiale devenait de fait un droit laissé à la libre appréciation des couples et non un « contrôle de la population » imposé par l’État. La Journée mondiale de la population 2018 commémore cet accord d’une importance capitale ».

a-t-il- fait savoir. Et d’y ajouter « Très chers compatriotes, Beaucoup d’évènements malheureux continuent de survenir lors de la grossesse avant, pendant ou après l‘accouchement pour compromettre la santé et la vie de la mère et ou de l‘enfant, en République Centrafricaine. En  effet, les taux de mortalité maternelle de 880 décès pour 100.000 Naissances vivantes et de mortalité infantile de  139 pour 1000 naissances vivantes sont parmi les plus forts au monde.

Ils représentent  respectivement le deuxième et le troisième taux le plus élevé au monde, Heureusement la majorité des facteurs de cette importante mortalité maternelle et infantile  sont évitables. Notamment, la faible l’insuffisance d’accès aux soins   obstétricaux, les pesanteurs culturels  dominés par les inégalités du genre : La plupart de nos citoyens  donnent naissance sous contrainte et pour faire plaisir à la famille.

Le nombre de naissance ne tient pas compte des conditions sociaux économiques des femmes et de  la famille ;   En tête de la cause de la cause de la mortalité  maternelle figure les  complications des avortements dues aux indésirées  dont le nombre est en croissance constante.

En effet, 1 décès sur 3 est lié aux complications des avortements. La proportion des décès liés aux avortements de 33 % dans notre pays est nettement supérieure à celle des pays de l’Afrique Sub-saharienne qui tourne autour de 8%. La maîtrise des conditions de grossesse in désirée et  des avortements peuvent  permettre de réduire d’un tiers la mortalité maternelle » a-t-il-révélé.

Faudrait-il rappeler qu’au cours de cette communication, le membre du gouvernement n’a pas manqué de tabler sur deux approches qui s’offrent à la population centrafricaine en vue de relever ce défi à savoir «  la fourniture et la promotion de la contraception et l’amélioration de l’accès à des avortements sains et soins après avortement de qualité. La prévalence contraceptive moderne de 9,3% et celle de toutes les méthodes confondues, de 15% reste encore très faibles et l’accès universel aux méthodes de planification familiale a la population devient vital » a martèle le Dr Pierre SOMSE Ministre de la Santé Publique et de la Population.

Rappelons de passage que selon le Ministre « L’objectif de cette Journée mondiale de la population est donc de sensibiliser l’opinion pour dire « oui à la planification familiale effectuée par la famille et non à celle effectuée pour la famille ». La planification familiale est un  droit laissé à la libre appréciation des couples et non un « contrôle de la population » imposé par l’État ».

Et  Cette journée est une opportunité  pour affirmer la volonté politique du Gouvernement qui dispose d’un plan d’urgence de réduction accélérée de la mortalité maternelle, néonatale, infantile et des adolescents de 2018 à 2020 ».

COSMOS,

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