Centrafrique : La SUCAF à bâton rompu avec le journal en ligne LE POTENTIEL sur plusieurs questions liées à son meilleur fonctionnement

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Bangui, le 30 juin 2018

Stéphane JAFFRET Directeur de la SUCAF CENTRAFRIQUE

Dans une interview exclusive accordée par les Responsables de la SUCAF CENTRAFRIQUE à notre Rédaction, toutes les questions liées au bon fonctionnement de cette société qui faisaient l’objet de beaucoup supputations ont été passées au peigne fin dans le souci d’éclairer la lanterne du grand public. Nous nous proposons ci-dessous l’intégralité de cette interview.

SUCAF-Présentation-Presse 2018

  LE POTENTIEL CENTRAFRICAIN (LPC) : Monsieur le DG l’actualité oblige, nous sommes en fin de campagne  et le personnel se plaint du non versement des primes de production et également le climat délétère qui existe entre la Direction Générale, et les représentants du personnel. Qu’est ce qui bloque le paiement de ces primes ? Et aussi qu’est ce qui est à l’origine de ce bras de fer ?

SUCAF CENTRAFRIQUE (SC) : La campagne 2017-2018 s’est terminée le 31 mai. Comme à l’habitude quelques jours après celle-ci, une fois toutes les données de production réunies, les primes sont versées. A ce jour, les primes ont été réglées et exceptionnellement elles ont été supérieures à la base de calcul établie et ceci malgré le fait que la production cette année n’a pas été au niveau des objectifs définis en début de campagne.

L’ensemble du personnel de SUCAF Centrafrique a bénéficié d’une prime de fin de campagne et le dialogue social est constant et dynamique afin de pérenniser le bon fonctionnement de notre entreprise.

LPC : M. le Directeur général, l’on raconte que vous avez bloqué sciemment le stock du sucre à Ngakobo sous prétexte de l’insécurité et l’état des routes dégradées alors que vous privilégiez les importations et vous conditionnez ces produits importés dans les emballages de Princesse Tatie. Quelle est votre version des faits ?

SC : Effectivement, en plus d’un état des routes désastreux, des taxes prélevées aux différents barrages par les groupes armés, les problèmes de sécurité dans la zone impactent les livraisons des matériels vers l’usine et le rapatriement du sucre vers Bangui. Malheureusement, dès que l’un de nos camions tombe en panne, il est systématiquement pillé. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit il y a une semaine pour l’un de nos camions se rendant à l’usine.

Aussi, la politique de la Direction Générale est de privilégier en priorité la sécurité de ses employés et de ses fournisseurs, notamment les transporteurs.

Concernant les importations de sucre, elles existent, pour répondre au besoin national, en complément de notre production que nous souhaitons augmenter prochainement.

LPC : Les délégués du personnel vous accusent du non-respect des engagements pris lors de la réunion tripartite du mois d’août 2017 dernier entre autres, le reliquat des 3% sur les 7, la dotation de l’usine de Ngakobo d’une ambulance, la location des véhicules d’occasion qui coûte énormément cher à la société et les véhicules de transport aux cadres. Aussi, il y’a le sujet de la fermeture de l’infirmerie de Bangui sans pour autant indiquer un autre endroit pour les soins du personnel. Qu’en dites-vous de toutes ces situations ?

SC : L’ensemble du personnel a bénéficié d’une augmentation de 4% au 1er janvier 2018 comme indiqué dans l’accord d’établissement et si les résultats financiers sont positifs en 2018, alors une seconde augmentation aura lieu en 2019.

L’ambulance a été mise à la disposition des centres de santé de nos sites de Ngakobo et de Bangui afin d’assurer le transport et l’évacuation des personnes malades qu’elles soient membres du personnel et de leur famille ou bien habitants des environs de l’usine de Ngakobo.

Nous avons aussi privilégié la location des véhicules pour des raisons  d’économies, de sécurité et d’entretien optimal comme cela se pratique pour beaucoup de flottes d’entreprise dans le monde.

Actuellement, les deux infirmeries de Ngakobo et de Bangui sont opérationnelles et à la disposition de nos personnels et de leurs familles. De plus, certains soins dispensés par des organismes tiers et non dispensés par nos infirmeries sont pris en charge par SUCAF Centrafrique.

LPC : Monsieur le Directeur général, la SUCAF est confronté à plusieurs contentieux judiciaires dont le plus brûlant est celui relatif aux 36 licenciés dont le Conseil d’Etat a validé leurs droits suite aux différentes décisions de justice. Avez-vous un mot à dire à ce propos ?

SC : En 2013, compte-tenu du contexte national que vous connaissez, notre société, comme d’autres à l’époque, a été malheureusement contrainte de se séparer de ces personnels qui ont tous bénéficié de leurs droits, sous la validation des délégués du personnel et de l’inspection régionale du travail.

Aujourd’hui, certains d’entre eux ont choisi une voie contentieuse pour faire annuler cette décision. Nous faisons confiance à la justice et aux autorités compétentes pour faire respecter le droit.

LPC : Monsieur le DG, pour finir dites-nous si la SUCAF dispose d’un plan d’investissement. Si oui, quels sont les détails ?  Et aussi un mot sur le protocole d’accord entre le gouvernement centrafricain et la SUCAF qui tend vers sa fin ?

SC : Le Groupe SOMDIAA a effectivement l’intention d’augmenter la production de SUCAF Centrafrique de 10 000 à 16 000 tonnes par an (soit environ de 60 %) et ceci afin de mieux répondre aux besoins actuels des Centrafricains.

La convention entre l’Etat Centrafricain et SUCAF Centrafrique arrive à terme en fin d’année 2018.

Son renouvellement a pour objectif d’encadrer nos futurs investissements et de nous permettre de préserver et d’augmenter l’emploi.

Ce protocole nous permet également d’évoluer dans des conditions économiques et sociales sereines afin d’aider SUCAF Centrafrique à assurer son rôle de société Centrafricaine et Citoyenne.

Nous vous remercions.

Pour la Direction Générale de SUCAF Centrafrique :

  • Directeur Général : M. Stéphane JAFFRET
  • Directeur du Site de Ngakobo : M. Emmanuel OUAIMON
  • Directeur du site de Bangui : M. Martin AKEM

La Rédaction du Journal en ligne LE POTENTIEL vous remercie !

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