Centrafrique : Les manœuvres dilatoires de la Minusca tendant à remplacer les éléments rwandais à l’aéroport Bangui Mpoko par les camerounais en vue d’ouvrir la porte aux terroristes et ennemis de la paix

0

Bangui, le 20 mai 2018

C’est à la grande surprise que les centrafricains vivants à Bangui, la capitale ont appris la décision de la hiérarchie de la Minusca tendant à remplacer les éléments rwandais par ceux du contingent camerounais. Cette décision de la Minusca suscite déjà des mécontentements au sein des habitants de Bangui qui se disent prêtent à entreprendre des actions de masse pour protester contre le remplacement des rwandais de l’aéroport par les camerounais.

Il est reconnu de tous que l’aéroport est un endroit très sensible et stratégique pour tout pays du monde entier d’où nécessité qu’il soit sécurisé par des professionnels qui sont capables de parer à toute éventualité et de le mettre à l’abri de tous les fauteurs de troubles, mafieux et terroristes.

Pour le cas de la République Centrafricaine qui est confrontée depuis plusieurs années de crise militaro politique, il y’a urgence que ses endroits stratégiques soient protégés par des hommes sérieux qui assument pleinement leurs responsabilités. Et c’est le cas des éléments du contingent rwandais qui depuis leur arrivée en Centrafrique se distinguent positivement parmi les autres contingents de la Minusca à travers leurs prestations.

Les centrafricains qui connaissent très bien les comportements de chaque contingent de la Minusca n’hésitent pas de qualifier les éléments camerounais de cette mission onusienne de corrompus et de mafieux. Ceci étant, la présence camerounaise à l’aéroport Bangui Mpoko constituerait un véritable danger pour l’ensemble du pays qui connait encore une instabilité marquée par les attaques terroristes.

L’on espère que la hiérarchie de la Minusca va vite se ressaisir pour revenir sur cette décision de remplacement des éléments rwandais de l’aéroport Bangui Mpoko au risque d’avoir la population sur son dos.

A suivre…

Hervé BINAH,

LAISSER UN COMMENTAIRE