Centrafrique : Déclaration de madame le ministre de l’action humanitaire et de la réconciliation nationale a l’occasion de la 3ème journée du 11 mai dédiée à la commémoration de la mémoire des victimes des crises militaro-politiques

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Bangui, le 11 mai 18

Centrafricaines,
Centrafricains,
Chers Compatriotes,

Comme les deux années précédentes, nous célébrerons demain 11 mai 2018, la 3ème Journée dédiée en la Mémoire des victimes des conflits militaro-politiques en Centrafrique.

Il va sans dire, que la célébration de cette 3ème Journée du 11 mai revêt un caractère tout particulier au vu du dernier événement dramatique qui s’est déroulé le 1er mai dans le 3ème arrondissement de la Ville de Bangui où des paisibles citoyens rassemblés au sein de la paroisse Notre Dame de Fatima pour prier ont été froidement assassinés et d’autres blessés par des éléments de groupes armés qui s’adonnent à la violence, au terrorisme et à la déstabilisation des Institutions du pays.

Cet acte terroriste ne respecte aucune valeur humaine et ne pourra se réclamer d’une quelconque religion.

En effet, commémorer la Mémoire des victimes de conflits en Centrafrique c’est rompre avec le silence et le déni de la vérité sur tous les actes criminels les plus odieux, barbares et destructeurs qui ont émaillé l’histoire de notre pays. C’est aussi de Dire haut et fort à tous les auteurs de ces crimes et leurs commanditaires qu’il est venu le temps de la Justice, le temps pour eux de rendre compte de leurs actes.

C’est pourquoi le thème retenu par le Gouvernement pour la commémoration du 11 mai 2018 porte sur « la Vérité et la Justice pour toutes les victimes des conflits en Centrafrique »

Faire de la participation et de l’inclusion des victimes dans notre pays la clé de voûte du processus de consolidation de la paix, la réconciliation véritable et le relèvement de la Centrafrique est la vision et le choix stratégique de Son Excellence, Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République, Chef de l’Etat. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre la mise en place de la Cour Pénale Spéciale pour la Centrafrique et la poursuite du processus de création de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR).

A travers ces deux mécanismes de justice transitionnelle, notre pays s’inscrit de manière irréversible dans la lutte contre l’impunité qui est le terreau fertile du développement des violences, des crimes massifs et des atteintes graves aux droits de l’homme.
Chers compatriotes,

Le chemin de la paix n’est pas linéaire, il est semé d’obstacles. Nous devons faire un bloc face à l’extrémisme violent qui met à mal nos liens de fraternité, d’unité nationale et la coexistence pacifique de nos communautés. Pour aller à la paix, nous avons le même but mais le chemin pour y arriver peut différer. Seuls notre volonté commune et notre détermination patriotique permettront d’atteindre ce but. Car la paix n’est pas qu’un mot mais des comportements et des actes.

Au nom du Gouvernement que dirige le Premier Ministre, Simplice Mathieu SARANDJI, sous la très Haute Impulsion de Son Excellence, Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, je voudrais nous prier de nous incliner respectueusement demain 11 Mai 2018 devant la Mémoire de toutes les filles et tous les fils de Centrafrique ainsi que de celles et de ceux venus d’ailleurs, d’autres pays et continents qui ont été innocemment violentés, martyrisés et tués pendant tous les conflits militaro-politiques qu’à connue et connait encore la République Centrafricaine.
Souvenons-nous.
-Je vous remercie-

 

1 COMMENTAIRE

  1. Nous ne devrions continuer de nous incliner devant la mémoire de nos frères tombés gratuitement sous les balles des ennemis de la paix dans ce pays mais pour le repos de leurs âmes,il faut que cette justice soit faite.

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