Centrafrique : A quel destin s’oriente le Centrafricain Aujourd’hui ?

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Bangui, le 08 mai 18

 Le centrafricain ne cesse de s’interroger à chaque minute, chaque heure, chaque jour, chaque mois voire chaque année sur la marche de sa belle République, de sa société pourtant riche en diversité culturelle, de sa vie, de son destin et surtout le destin de la génération future.

A force de s’interroger et n’ayant pas de réponse précise, celui-ci se perd en conjecture et dans ce déséquilibre psycho-social, faute de thérapie appropriée, se tourne vers l’oracle ou vers le dieu de ses ancêtres et à défaut vers  le dieu tout puissant et éternel, créateur du ciel et de la terre.

Il recherche un refuge confiant. Car il n’a plus confiance en lui-même, le doute l’envahit dans son univers, la lumière devient de plus en plus sombre autour de lui. A pareille situation, faut-il tendre vers un repli identitaire ou s’ouvrir aux autres pour espérer sortir de l’ornière ?

Tout de même, ce centrafricain ne pourra faire autrement que d’avoir confiance en lui même et foi à sa chère République, car terre de ses ancêtres. Cette de convoitises et de controverses. La convoitise par ce qu’elle ressemble depuis fort longtemps à une à une jeune fille de 54 ans qui a gardé toute sa saveur, sa beauté naturelle, son charme. Naturellement, n’importe quel homme ne peut que succomber à cette beauté qui aiguise l’appétit. La controverse par ce que le centrafricain n’est pas quelquefois certain qu’il est issu de cette terre qui, par conséquent, doit au premier chef le nourrir, le prospérer et lui garantir un une vie meilleure, celle débarrassée de la roublardise, de la mesquinerie, de la rancœur, de la traîtrise et de la duplicité.

Pourtant, le centrafricain force l’admiration malgré tout parce qu’il a cette capacité de comprendre, de proposer, d’initier, d’accueillir, d’offrir l’hospitalité légendaire. Qu’à cela ne tienne, il oublie parfois d’aller jusqu’au bout de sa logique, celle de concevoir un modèle original, intégrateur, unificateur, décent, innovateur. Cette conception est fonction du temps, car la République ne se construit pas en un jour. Faudrait-il encore lancer les signaux forts et les indicateurs. Faudrait-il encore que tous comprennent le schéma, la portée, les enjeux ?

Aujourd’hui, le monde est tourné vers plusieurs intérêts à la fois stratégiques et géostratégiques et les Etats fragiles risquent plus fragiles si la population ne prend garde. Prendre garde, c’est de dire quel est notre destin, comment l’aborder et dans quel sens faut-il l’orienter. Il s’agit d’un débat qu’il faudrait aborder dans toute sa dimension politique, sociologique et géostratégique. Le tournant de l’histoire aujourd’hui appelle de la part du centrafricain, un éveil voire même un réveil de conscience nationale.

Alfred MBOLI,

 

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