Centrafrique : Les russes entament les pourparlers avec les rebelles de la séléka à Kaga-Bandoro pour les ramener à la raison avant qu’il ne soit trop tard

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Bangui, le 03 mai 18

Décidément, depuis l’arrivée des Instructeurs militaires Russes au chevet des Forces et de défense de sécurité intérieure (FDSI) de Centrafrique, quelque chose est en train de bouger positivement pour le moins que l’on puisse dire. Après la distribution des vivres aux populations du PK5, le contingent   des Instructeurs militaires Russes vient d’entamer encore  une série de pourparlers avec des groupes armés du pays qui se trouvent dans la localité de Kaga-Bandoro.

Il faudrait préciser  que dans l’une des interventions du Porte-parole du Gouvernement, ce dernier a éclairé la lanterne du public au sujet d’un avion qui a été aperçu sur l’aérodrome de Bandoro en ces termes : « Cet avion dont-on parle est un avion russe dont la mission de l’équipage serait de prendre attache avec les responsables des groupes armés du pays » a-t-il lâché avant de lancer un vibrant  appel aux populations de cette partie du pays  au calme.

Les russes engagent des échanges avec les leaders des groupes armés de la séléka peu après le conclave des responsables de cette coalition rebelle à Kaga-Bandoro et à Ndélé. Cette rencontre intervient surtout à un moment où l’approvisionnement en arme par les groupes armés dans cette zone est en croissance considérable.

La dernière information qui fait jaser est l’assassinat odieux de l’Abbé TOUNGOUMALET-BABA à la Paroisse Catholique  de Fatima qui se trouve dans le 3e arrondissement   le 1er Mai 2018. Pour l’heure, le torchon brûle encore entre les populations des contrées environnantes. Si les russes entrent dans la danse et s’investissent pour la paix en RCA.

Il est temps que les autorités du pays se mettent résolument au travail pour l’ouverture d’un dialogue sincère avec les différentes factions des groupes armés en vue d’un retour effectif de la paix en Centrafrique.

Même si, l’initiative de l’UA est en cours, les autorités du pays ne doivent pas baisser les bras pour le simple fait que le pays se trouve présentement dans une zone de turbulence qui ne dit pas son nom.

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