Centrafrique : Quand la ville de Bangui vit au rythme d’une « ville morte » un mercredi 2 mai 2018

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Bangui, le 03 mai 18

La ville de Bangui a vécu hier mercredi 2 mai une ambiance que l’on peut qualifier de « Journée ville morte » à cause de la faible atmosphère constatée dans les activités et les mouvements des habitants de la capitale et ses environs suite aux douloureux événements survenus la veille avec le massacre de plusieurs fidèles chrétiens catholique dont un prélat par les terroristes du groupe de FORCE du KM5 au sein de la paroisse Notre Dame de FATIMA.

En effet, il suffisait seulement de faire un tour de la capitale de se rendre compte d’un calme de désert qui régnait dans l’ensemble des services publics et privés. L’on comptait à bout de doigts quelques agents de l’Etat qui sont venus tardivement en retard par une simple curiosité alors que les portes de la quasi-totalité des établissements scolaires sont restées fermées. Seuls les quelques marchés étaient ouverts avec une fréquentation en dessous de la moyenne habituelle. Idem pour les transports urbains où beaucoup des taxis moto et autres taxis et bus ont préféré observer l’immobilisme par crainte de toute éventualité désagréable. Il y en est de même pour certaines rues et ruelles qui étaient restées barricadées dans le 6ème arrondissement de Bangui.

Rappelons que c’est suite à l’attaque meurtrière de la paroisse Notre Dame de FATIMA dont le criminel FORCE et ses extrémistes musulmans drogués ont lancé le mardi 1er mai dernier contre cette église catholique que les habitants de Bangui et ses environs ont préféré observer une journée de deuil en mémoire des dizaines de leurs compatriotes qui sont tombés et blessés par les balles de ces hors la loi.

Il faudrait signaler que le dernier bilan provisoire de ces événements de FATIMA fait état d’une vingtaine de morts et environ deux cent personnes blessées dont plusieurs se trouvent encore dans un état très inquiétant.

L’on espère que les autorités du pays qui ont promis traquer les auteurs de cette lâche attaque meurtrière parviendront dans un délai raisonnable à les traduire en justice afin que ceux-ci puissent répondre de leurs actes.

Qui vivra verra !

Herman THEMONA,

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