RCA : La C P I arc-boute la Cour Pénale Spéciale Centrafricaine, la Procureur Fatou Bensouda en visite de travail à Bangui.

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    Bangui, le 23 mars 18

    Fatou Bensouda, Procureur de la Cour Pénale Internationale est arrivée, mardi soir à Bangui, pour une visite de trois jours dans le pays.Le but de son séjour dans la capitale centrafricaine pour faire un partage d’expériences avec la Cour Pénale Spéciale de Centrafrique qui n’est pas encore rentrée dans sa phase opérationnelle.

    On ne le dira jamais assez que le République Centrafricaine, malgré ses multiples décennies de crise profonde et multidimensionnelle, presque tombée dans l’oubliette,  est un pays d’innovations qui ne cesse d’étonner le monde. Pour illustration, la création d’une Cour Pénale Spéciale en sus de ses nombreuses instances judiciaires pour traquer et juger les bourreaux dans les troubles militaro-politique de depuis les années 2003. Une manière de montrer aux yeux du monde que malgré son état de fragilité et d’instabilité politique, elle tient debout dans certains domaines.

    La Cour Pénale Spéciale  tout comme la Cour Pénale Internationale jouent toutes le même rôle qui consiste à juger les crimes graves, notamment ceux commis dans le pays afin de ramener la paix en Centrafrique a déclaré Bensouda qui n’est pas à sa première visite dans le pays car y ayant séjourné déjà en 2014 pendant la transition politique dirigée par la Présidente Catherine Samba-Panza, une des illustrations de l’étonnante particularité de la Centrafrique qui réussit malgré tout, là où beaucoup n’ont pu réussir.

    Il convient de rappeler tout de même qu’en dehors des enquêtes en cours et menées les hauts responsables de la CPS, la CPI également mène de façon parallèle ces enquêtes  sur certaines « violations graves » des droits de l’homme en RCA susceptibles de rentrer dans ses domaines de compétence. Elle dispose d’un bureau à Bangui depuis l’affaire Jean Pierre Bemba.

    La venue de Fatou Bensouda à Bangui offre un regain d’espoir pour les victimes de la crise Centrafricaine qui, voyant leurs bourreaux se pavaner à travers tout le pays voir même à l’extérieur sans être inquiétés alors que certains sont sous mandat d’arrêt international, pensent que leur sort est oublié et que rien ne se fera pour leur rendre justice.

    Toutefois la grande question qui trouble encore l’esprit des Centrafricains dans leur grande majorité est de savoir si un jour ses chefs de guerre qui pullulent à la tête des groupes armés et qui ne cessent de mettre à sang  et à feu le pays seront appréhendés et mis aux arrêts tan la Minusca qui dispose d’importants contingents militaire dans le pays semble montrer des limites lamentables dans la traque et l’arrestation de ces dangereux mercenaires.

    Face à cette situation que tout le peuple déplore amèrement, l’espoir reste aux seuls soldats Centrafricain des FACA qui ne peuvent autrement faire tant le fameux embargo sur les armes à destination de la Centrafrique reste de mise ce qui amenuise ridiculement les capacités d’agir de l’armée nationale.

    C’est ici que l’appui de la Russie à la Centrafrique en lui fournissant des armes et des experts militaires pour la formation de ses soldats est apprécié comme l’effet d’une manne qui arrive à un moment où le besoin est d’autant plus grand alors que les bonnes volontés manquent cruellement.

    I y a là une nécessité que le gouvernement et toutes les autorités du pays mettent le bouchon double pour d’une part, chercher à renforcer les liens de partenariat avec l’institution judiciaire internationale et d’autre part, maintenir et approfondir la coopération bilatérale avec la Russie qui est le seul à s’engager aux côtés de la République Centrafricaine dans des domaines où beaucoup rechignent.

    Bon vent à la Cour Pénale Internationale pour que fonctionne la Cour Pénale Spéciale Centrafricaine.

    Jacques Kossingou,

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