Centrafrique : Le GTSC prend position aux sujets de la ré-délocalisation du siège de la CEMAC, du transfert des eaux Oubangui au Lac Tchad et de la Minusca à Bangassou.

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Bangui, le 21 mars 2018

C’est le lundi  19  mars 2018, que, M. Paul Crescent BENINGA Porte Parole par Intérim du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC),  a clairement signifié la position du Groupe de Travail de la Société Civile sur la crise centrafricaine  relative aux affaires de la ré-délocalisation du siège de la CEMAC et du transfert des eaux Oubangui vers le lac-Tchad. 

Au cours de cette rencontre avec  la presse, le Porte Parole du Groupe de Travail de la Société Civile sur la crise centrafricaine n’a pas caché ses appréhensions et  s’est vertement  prononcé en précisant  la position de son institution par rapport à la dégradation de la  situation sécuritaire actuelle dans le pays, ainsi que sur le projet des pays du lac Tchad de transférer les eaux de l’Oubangui en vue de renflouer ce lac Tchad.  La situation humanitaire à Paoua et Bangassou a été également passé au crible par le conférencier.

Il faudrait rappeler que cette décision de transfert des eaux d’Oubangui vers le lac Tchad  a été prise le 26 février dernier à l’unanimité par les participants, à l’issue de la dernière conférence des Chefs d’Etat des pays du lac-Tchad. Ces assises se sont  déroulées  sous les auspices du Gouvernement Nigérian et de  l’UNESCO.

Dans son laïus de circonstance M. BENINGA a tablé sur la ré-délocalisation du siège de la CEMAC et à lancer un vibrant appel aux autorités du pays pour que des actions de grande envergure soient entreprises  : « Nous avons tous appris tous que le siège de la CEMAC a été encore une fois de plus ré-délocalisé et nous sommes très préoccupés sur la question au niveau du groupe de la Société Civile sur la crise centrafricaine sur cette nouvelle ré-délocalisation qui de notre point de vue ne s’explique pas. Tout simplement parce que les raisons qui sont expliquées sont des raisons fallacieuses et qui ne sont pas du tout convaincantes » a-t-il lâché.

Et d’y ajouter «  C’est lors  du sommet de Bangui ou le principe  de la rotation alphabétique de la présidence des institutions de la Sous-région a été accepté et pour mettre en œuvre ce principe il fallait attendre 2 ans pour que le sommet de Brazzaville en Juillet 2012 entérine cette décision» a-t-il- martelé. Soulignons  de passage qu’au cours de cette rencontre, le conférencier a fait part des  inquiétudes de ladite institution concernant l’épineux problème de transfert d’eau d’Oubangui vers le lac-Tchad. Sur ce point, il a sollicité le concours des autorités du pays pour que ce projet qui est utopique  à l’heure actuelle et surtout  tant décrié par la population ne soit pas mis en œuvre et ce, dans l’intérêt du peuple centrafricain y compris des pays limitrophe de la RCA  comme la RDC et le Congo-Brazzaville qui sont alimentés par le fleuve Oubangui.  Rappelons que c’est après un temps de d’échange entre les professionnels des médias et le conférencier sur les dossiers brulants de l’heure entre autres l’attaque de Bangassou, la situation des déplacés de Paoua, le retrait de la troupe Gabonaise de la MINUSCA  et tant d’autres que cette rencontre s’est achevée.

Alfred Mboli,

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