RCA : Bientôt une unité de combat de l’armée rwandaise en Centrafrique

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Bangui, le 06 février 18

A Addis-Abeba la semaine dernière, en marge du dernier sommet des chefs d’Etats de l’Union africaine (UA), le président Touadéra a accordé des audiences à de très hautes personnalités dont le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. A l’occasion, le patron des Nations-Unies a fait des annonces.

La peur va changer de camp autant que les rapports de forces sur le terrain. La présence russe a d’ores et déjà  donné le ton.  A Addis, Guterres a annoncé au président Touadéra  outre l’arrivée imminente du contingent Brésilien, l’envoi en Centrafrique d’une unité de combat de l’armée rwandaise. Il le fallait bien car la solution à la crise centrafricaine sera avant tout militaire.

Peu importe les sinuosités de l’interventionnisme de la communauté internationale en Centrafrique. En tout état de cause, il y aveu incognito d’impuissance onusienne dans cette décision. Mais, à quelque chose, malheur est bon. Il aura fallu que les forces onusiennes de maintien de la paix en Afrique fassent globalement piètre figure pour que les alternatives du genre « Force d’intervention » naissent. En République démocratique du Congo, la force d’intervention a permis d’éradiquer le spectre M23 en un temps record. Le même cliché est en passe d’être reproduit au Mali avec le G5-Sahel.

Notons qu’à la tribune de l’UA, répondant au pic du président sortant de l’organisation Alpha Condé au sujet de l’inefficacité des forces de maintien de la paix en Afrique, Antonio Guterres entrevoyait déjà solennellement la nécessité  de substituer  le maintien à l’imposition de la paix. Cela transite par  des modèles d’intervention purement africaine du genre G56sahel. Ainsi donc, l’expérience de l’unité de combat rwandaise en Centrafrique s’inscrira bien dans l’ère du temps. Et, cela fera école au même titre que la Force d’intervention en RD. Congo et le G5-Sahel.

Le Potentiel Centrafricain,

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