Centrafrique : Un Poste de Vice-Président de la République se mijote à la Présidence de la République

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Bangui, le 31 janv. 18

Les plus discrets proches des tenants du pouvoir de Bangui qui ont cette lourde charge de projeter les grandes et puissantes stratégies politiques font état de ce que d’ici les jours ou encore les semaines à venir la République centrafricaine sera doté d’un Vice-Président qui va être bien entendu le collaborateur le plus direct du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra.

A en croire ces sources, cette perspective de la création de ce poste de Vice-président est envisagé en prélude à l’ouragan gouvernemental qui se pointe déjà à l’horizon et qui n’épargnera personne ni les proches parents  amis et connaissances du Chef de l’Etat dans l’ensemble de l’équipe Sarandji 2. Et ces mêmes sources ajoutent que : « Pour éviter les frustrations dans le sein des camps des Patrons du Palais de la Renaissance et de la Primature, il vaut mieux trouver une solution de rapprochement ».

En effet, l’on comprend clairement l’équation de ces grands stratèges du pouvoir FAT/SMS qui consiste à tout faire pour mettre ensemble les deux amis de longue date sur le champs sur le terrain des affaires publiques et ce durant tout le mandat du Président Touadéra.

Cependant, la Constitution de la République n’a pas prévu un quelconque poste de Vice-président de la République ce qui va contraindre les initiateurs d’une telle éventualité de recourir à l’avis des ¾ des députés de l’Assemblée nationale ou encore de celui du peuple centrafricain tout entier à travers les élections référendaires. Mais tout ceci semble être très compliqué car l’actuel président de l’Assemblée Nationale  sera-t-il prêt à céder ses prérogatives      ? Autrement dit son rang de deuxième personnalité de l’Etat ?  Dans tous les cas,   l’actuel président de l’Assemblée nationale a intérêt de se mettre absolument du côté du pouvoir en place en donnant des consignes de vote en faveur de ce projet de loi créant le poste de Vice-président de la République qui ipso facto sera taillé à la mesure et  représente la deuxième personnalité de la nation après le Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADERA qui est au perchoir de l’Etat Centrafricain.

A défaut de l’accord du Parlement, il faudrait que le pays dispose des moyens financiers adéquats et conséquents pour organiser un référendum constitutionnel similaire à la Côte D’Ivoire pouvant permettre oui ou non l’instauration de ce fameux poste de Vice-président au peuple Centrafricain qui aspire d’ores et déjà.

JLG

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