Justice centrafricaine : Verdict de la honte dans l’affaire WILLYBIRO contre l’Hôtel LEDGER PLAZZA

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Bangui, le 14 janv.-18

S’il est reconnu que certains magistrats centrafricains s’évertuent pour rendre justice au nom du peuple et ce, en disant le droit rien que le droit, d’autres malheureusement rament à contrecourant à tel point de ternir l’image de marque de la justice centrafricaine. Et c’est le cas du verdict qualifié de « verdict de la honte » par toutes les personnes présente à l’audience du délibéré qui a été prononcé hier jeudi dans l’affaire qui oppose WillYbiro aux principaux décideurs de l’hôtel Ledger PLAZZA.

Pour revenir sur les faits, un article de presse était paru en date du 16 juin 2016, dans les colonnes de notre confrère du quotidien indépendant LE DEMOCRATE sous le titre, Affaire hôtel Ledger PLAZZA : M. Ziad chante avoir donné 60 millions de FCFA à Touadéra, pour l’anniversaire de sa prise de pouvoir. Et c’est cet article qui va l’occasion aux Responsables de Ledger de procéder à ce que l’on ne peut qualifier aisément de licence abusif et pour cause ;

Le 16 juin l’article de presse précité paraît dans la presse ce qui créer certainement la panique au sein des plus hauts Responsables de Ledger Plazza qui, très vite vont chercher un bouc émissaire pour se mettre à l’abri de la foudre de la Présidence de la République car, comme l’intitulé de cet article incrimine directement le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra. Ainsi le bouc émissaire est trouvé et il s’agit de M. WILLIRO qui dès son arrivée au lieu de travail au lendemain du séisme qui s’est rabattu sur les Ténors sera grandement surpris d’apprendre verbalement auprès de sa hiérarchie qu’il est licencié sous le motif d’avoir commis une faute lourde en vendant les secrets de l’hôtel à la presse.  Et pour s’enfoncer davantage dans leur prise de décision anarchique et contraire à toutes les lois de la République (Code de travail et Constitution centrafricaine), les Responsables de Ledger attendront trois jours après le licenciement verbal de WILLIBIRO de lui notifier la note de licenciement.

Par la suite, sieur WILLIBIRO va attaquer en justice l’hôtel pour cause licenciement abusif. C’est ainsi que le 21 décembre dernier 2017, les deux parties étaient appelées à s’expliquer devant la barre et ce en procédure pénale. Suite aux débats contradictoires à l’audience, le Ministère public va prendre soins de poser trois petites questions mais très professionnelles aux trois responsables de l’hôtel Ledger PLAZZA qui se trouvaient devant la barre. A la première question de savoir si les Responsables de Ledger disposent des éléments matériels qui prouvent que M. WILLIBIRO est celui qui a mis à la disposition de la presse des informations concernant l’hôtel Ledger PLAZZA, ceux-ci répondent positivement et affirment que c’est un journaliste qui leur a parlé de WILLIBIRO. Ensuite, le Ministère leur pose une seconde question pour savoir s’ils ont le nom de ce journaliste qui leur parlé de WILLIBIRO. Silence de cimetière. Idem pour la troisième question qui leur demande s’ils connaissent physiquement ce journaliste.

C’est ainsi que dans son réquisitoire le Ministère public va requérir à l’endroit des trois Responsables de l’hôtel Ledger PLAZZA (DG, DAF, DRH) une peine de 2 ans d’emprisonnement avec sursis assortie d’une amende de cinq cent mille francs CFA ( 500.000FCFA).

Voilà qu’au délibéré le juge en charge du dossier blanchi purement et simplement et ce, sur la base des dispositions d’une loi imaginaire les Responsables de Ledger ouvrant ainsi la porte à toutes les critiques sur la crédibilité des magistrats et l’image de la magistrature centrafricaine.

Aux dernières nouvelles, l’on apprend que le Conseil de WILLIRO entend s’apprête à faire appel de ce jugement. L’on espère que la Cour d’Appel entendra raison si elle est saisie de ce dossier afin de sauver l’honneur des magistrats et l’image de justice centrafricaine.

Dossier à suivre !!!

Le Potentiel Centrafricain,

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