Centrafrique : Le PRESIBALT à pied d’œuvre pour le développement intégré des Préfectures de l’Ouham, Ouham-Péndé et la Nana-Mambéré

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Bangui, le 29 déc. 17

Dans une interview exclusive accordée au site indépendant  d’informations Générale Le POTENTIEL CENTRAFRICAIN, M. Sylvain AZOUASSA, Coordonnateur du Projet PRESIBALT donne un éclairage sur ce Programme ainsi que ses réalisations et ses actions futures.

Le Potentiel Centrafricain (LPC) : M. le Coordonnateur pouvez-vous présenter le Projet PRESIBALT à nos lecteurs qui en majorité sont ignorants de votre institution ?

Sylvain  AZOUASSA (SA) : Le PRESIBALT  est un Programme régional qui regroupe cinq (5) Etats que sont : le Cameroun, le Tchad, le Nigeria, le Niger et la RCA. Ces Etats sur financement de la Banque Africaine de Développement (BAD) ont rétrocédé leurs ressources financières à la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) qui a mis en place ce Programme qui vise trois (3) composantes à savoir : la Réhabilitation des Ecosystèmes Hydro-climatiques qui est la Composante A, la Composante B, c’est le Développement de Production et des Valeurs relatives aux questions liées à la commercialisation des productions agricoles et la Composante C, qui est le Renforcement Institutionnel. D’une manière simple le PRESIBALT est un programme a pour mission la construction, la réhabilitation des infrastructures, les équipements au profit des communautés de base et le renforcement des capacités sur les questions du genre, de développement des activités génératrices de revenus (AGR).

LPC : Nous sommes en fin d’année d’exercice 2017. Si l’on vous demande un résumé de votre bilan annuel, qu’allez-vous répondre ?

SA : Au cours de cette année 2017, nous avons eu a beaucoup évolué sur le volet de la mise en œuvre  de ce programme. D’abord nous avons travaillé avec toutes les institutions sectorielles qui nous ont appuyés, qui nous ont permis d’élaborer des documents du programme, notamment les questions de spécification techniques. Nous avons fini le processus d’élaboration de DAO, certains marchés ont été lancés et sur ce point, nous avons véritablement évolué. Ceci étant, l’année prochaine, nous passerons systématiquement aux activités de terrain pour la réalisation des ouvrages, le renforcement des capacités et la remise des équipements à la population.

LPC : Quelles sont vos zones d’interventions et les différentes actions qui ont été réalisées durant cette année qui s’achève ?

SA : Nous intervenons pour l’instant dans trois (3) Préfectures, notamment l’OUHAM, l’OUHAM-PENDE et la NANA-MAMBERE. Au niveau de ces Préfectures, nous avons élaboré des documents techniques, nous avons procédé au lancement du Programme, nous avons sensibilisé les populations et nous avons identifié, les sites d’implantation des infrastructures. Egalement, nous avons lancés des programmes de formation.

LPC : Quel est le budget du Projet PRESIBALT  pour le compte de l’année 2018 et quels sont les intérêts pour la RCA ?

SA : L’élaboration du Plan de travail et du Budget 2018 a été faite avec l’appui des sectoriels sur la base d’un Comité interministériel qui a travaillé du 24 au 26 novembre dernier 2017. Par la suite, nous nous sommes rendus au siège de la Coordination régionale avec tous les Etats pour valider un budget qui tourne autour de 1 Milliard et 82 Millions de Francs CFA. Sur ce, un certain nombre d’activités ont été prévues notamment la construction des infrastructures de base à savoir les écoles, les centres de santé, les équipements à remettre aux collectivités locales sur les questions du genre. Aussi, la construction et la réhabilitation des pistes rurales dégradées ainsi que la construction des centres de formation pratique et professionnelle et des équipements à remettre aux jeunes et aux femmes.

LPC : Certains Observateurs de la vie politique nationale, sont pessimistes de la réalisation du projet PRESIBALT de drainages des eaux à partir de la RCA jusqu’au Tchad. Qu’en dites-vous ?

SA : Le PRESIBALT, est un Programme intégré qui implique plusieurs projets au bénéfice des Communautés locales vivant dans les zones du Programme. Le Projet transfert des eaux de l’Oubangui vers le Lac Tchad est un autre projet qui a fait l’objet d’une étude de faisabilité autrement dit, le PRESIBALT n’à rien avoir avec le Programme du transfert des eaux vers le Lac Tchad.

LPC : M. le Coordonnateur, dites-nous les bénéfices du PRESIBALT pour les populations centrafricaines

SA : Nous sommes  un pays post-conflit et pendant cette période conflictuelle, il y’a eu dégradation des infrastructures, il y’a eu déperdition des jeunes, il y’a eu dégradation généralisée des ressources naturelles. Aussi, les femmes, les jeunes ont été très affectés. C’est dans ce cadre  que les Etats qui ont vécu la même situation que la RCA se sont organisés avec l’appui de la BAD pour mettre en place ce Programme qui est déjà exécutoire dans les Etats comme je le disais tantôt. Ce que les populations centrafricaines attendent de ce Programme, c’est justement l’appui multiforme pour redynamiser les activités de production et bénéficier des équipements. Et ceci constitue un des bras de la politique que prône le Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADERA.

LPC : Votre mot de fin ?

SA : Le mot de fin que j’aimerai lancer va à l’endroit des sectoriels. Nous continuons de venir vers eux pour que des appuis nous soient donnés. Et à la population locale nous comptons sur leur contribution participative pour la réussite du Programme.

LPC : M. Sylvain AZOUASSA, je vous remercie

SA : C’est moi qui vous remercie très sincèrement pour avoir donné l’occasion de faire découvrir au grand public le PRESIBALT.

Interview réalisée par Le Potentiel Centrafricain,

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