Centrafrique : Le groupe SOMDIAA sommé par le personnel de la SUCAF-NGAKOBO

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Bangui, le 18 décembre 17

Les entrepreneurs français en Centrafrique se comportent vis-à-vis de leur personnel centrafricain dont des cadres, exactement comme les négriers et les anciens colons dont l’époque est pourtant longtemps révolue. Le cas flagrant est le traitement insufflé au personnel de la SUCAF-NGAKOBO qu’il dénonce avec amertume dans le mémorandum dont nous vous livrons la teneur.

 MEMORENDUM A L’ATTENTION DU GROUPE SOMDIAA

L’ensemble du personnel de la SUCAF-RCA qui s’est saigné pour l’entreprise par patriotisme pendant la crise militaro politique qui sévit la RCA à ce jour, vient par le biais de ses Représentants porter à votre connaissance le mauvais traitement en contre partie de la Direction Générale comme suit :

  • Méconnaissance du sacrifice consenti de l’ensemble du personnel de Ngakobo qui a connu des exactions et tueries des salariés à leurs domiciles dans les cités de la SUCAF par les belligérants (Sélékas) et qui a pu garder le courage de parvenir à la sauvegarde et service de l’entreprise dans la reprise normale de ses activités depuis 2014 à ce jour.
  • Manque de management et absence de dialogue social de la Direction Générale avec ses partenaires sociaux pour préserver la cohésion et la paix sociale au sein de la SUCAF-RCA.
  • Refus catégorique de contacts des échanges de partenariat avec les délégués du personnel (de Ngakobo) discriminés par la Direction Générale, les considérant comme des ennemis prémédités aux licenciements et sanctions arbitraires qui sont souvent préjudiciables à la société ; preuve de modèle des négociations de l’Accord collectif d’Etablissement de la SUCAF-RCA par personnes interposées et qui sont restés inachevées.
  • Disfonctionnement et mauvaise gestion des ressources humaines en prenant des décisions unilatérales des licenciements abusifs et illégaux à base des suspicions, de la haine et considérations non légitimes fondées des allégations ; Par conséquent la SUCAF perd de l’argent par pénalités aux profits des victimes et par contre récupère sur le personnel resté en activité sans aucune augmentation de salaires.
  • Des retenus excessives sur les salaires au-delà des pourcentages (1/3) prévus par la loi, rendant les bulletins de paie nuls de la plus part des salariés à la fin du mois à cause des montants des comptes courants erronés affectés aux travailleurs, sources de démoralisations et démotivations de l’ensemble du personnel en cours.
  • Instauration du système de « sous traitance » au sein de la SUCAF sans tenir informer les Représentants du personnel, ni la Direction Régionale du Travail du ressort est une violation au processus prévu par la loi, susceptible à des pénalités à l’entreprise.
  • L’ensemble du personnel ou leurs Représentants n’ont pas d’avis à émettre sur les décisions unilatérales de la Direction Générale. De même les cadres nationaux, Directeurs et chefs de services qui se sont sacrifiés à rester ensemble avec le personnel pendant cette crise pour la sauvegarde de la SUCAF-RCA.
  • Le personnel cadres, chefs de services sur le site de Ngakobo ne dispose pas de véhicule de service (outils de travail) depuis quelques années comme prévu dans leur contrat. Et la Société ne leur promet seulement des véhicules vétustes de location. (Un véhicule pour trois chefs de services).
  • Ngakobo Site industriel ne dispose pas d’une ambulance pourtant indispensable pour l’évacuation d’urgence du personnel gravement malade ou accidenté au travail dans les centres de santé compétents (Bambari ou Bangui).
  • Les réponses des doléances du personnel à leurs Représentants ne sont que des menaces et propos malveillants ne donne pas l’image d’une ambiance et bonne collaboration au sein de la SUCAF, des excès d’influences et des propos  menaçants à l’endroit des Représentants du personnel qui se traduisent le plus souvent par des insultes et l’abandon des Représentants du personnel en pleine séance de travail dans la salle des réunions. (Réunion tripartite tenue à Bangui le mois d’Aout).

Au vu de tous ces points énumérés, qui ne prospèrent pas l’avenir de la SUCAF, l’ensemble du personnel jouit d’un malaise et démotivation susceptible d’une perturbation et trouble sociaux au sein de la SUCAF-RCA pouvant entraver la bonne marche de la compagne en cours et qualifie cette politique d’impérialisme.

MEMORENDOM

Ampliation :

-Président de l’Assemblée Nationale

-Premier Ministre Chef du Gouvernement

-Préfet de la Ouaka

-DRTE (Bambari)

-Presse

Les Représentants du personnel SUCAF-RCA site Ngakobo

Sambo Noel

Koyakpo Denis

Kara Simon

Sitouloum Théophile

Tenguere Arthur

Gobanda Rémy

Regonedji Jean-Pierre

Gonehou Jacques

Ngbatche Mathias

Moussa Jean Hubert

Degoto Rodrigue

Yanguere D Achille

Gbagui Jean de Dieu

Siongbonde Alexis

Congo justin

Gandoua Rodrigue

Nguerengao Jacob

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