CENTRAFRIQUE :Le ministre porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, inaugure la rencontre hebdomadaire avec les professionnels des médias

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Bangui, le 04 décembre 17

Le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, ministre de la communication et des médias, a initié une rencontre hebdomadaire avec les professionnels     des médias. La première renco    ntre a lieu le 24 novembre dernier dont cinq points étaient inscrits à l’ordre du jour. A savoir : « La rencontre spirituelle internationale de Bangui appelée petit déjeuné de prière ; le forum des investisseurs ; la journée mondiale de l’alimentation et la journée internationale des femmes rurales 2017 organisée à Berbérati ; le regain de violences dans le 3ème arrondissement et ses quartiers adjacents et le renouvèlement du mandat de la MINUSCA ».

Il est mieux de communiquer plus que pas assez, a souligné le ministre. Le but de cette rencontre hebdomadaire avec les professionnels des médias est d’échanger sur la situation des journalistes et être à l’écoute de ces derniers car ce sont eux qui sont plus proche de la population.

Il souligne que la rencontre spirituelle internationale de Bangui appelée petit déjeuné de prière est mal compris par les centrafricains qui considèrent d’une action qui n’a pas son sens. Alors que, selon le ministre, le gouvernement doit utiliser toutes les opportunités dans l’objectif de rétablir la paix et l’unité nationale. Il souligne que chacun doit utiliser toutes les opportunités de se parler. Cette rencontre était d’une très grande importance. C’était un moment d’échange en présence de toutes les personnalités du pays.

Le forum des investisseurs pour le ministre, a regroupé plusieurs partenaires au développement dans le but de remettre le phare sur la RCA dans le domaine économique, a souligné le ministre, car gouverner c’est prévoir. On ne doit pas attendre la sortie des turpitudes sécuritaires pour organiser ce forum, a-t-il ajouté. L’important est d’attirer le regard mondial vers la RCA, car au cours de cette crise, tout le monde s’est détourné de ce pays. Selon le ministre, plus de 70 partenaires étaient présents à ce forum.

Alors que depuis plus de quatre ans, la RCA est transformée en une jungle. Le droit de l’homme n’existe que de nom. On ne peut parler du relèvement de l’agriculture sans l’agropastoral, la libre circulation des biens et des personnes, des ressources humaines, d’une bonne éducation gage de l’avenir d’une nation.

« Instruire », l’un des cinq verbes du MESAN, est torpillé depuis plusieurs décennies. Les jeunes n’ont pas droit à une éducation de qualité. Malgré la présence de certains partenaires dont de l’UNESCO et de l’UNICEF dans le pays le droit à l’éducation est gravement violé en RCA mais ces organisations internationales gardent un silence inouï. Depuis 2012, certaines régions du pays n’ont pas droit à l’éducation.

L’invasion du territoire national par la coalition séléka née le 10 décembre 2012 et la naissance des antibalaka, le 5 décembre 2013 ont provoqué une prise en otage de la population civile qui n’est plus libre de son mouvement. Les activités agropastorales ainsi que la libre circulation sont bloquées. Les groupes non conventionnels parrainés par des chefs de guerre étrangers se partagent le territoire dans le but de pailler les richesses naturelles au détriment des nationaux et développent le trafic des armes dans les zones sous leur contrôle.

Pour le ministre, porte-parole du gouvernement, la Journée Mondiale de l’Alimentation et la Journée Internationale de la Femme Rurale 2017 sont organisées à Berbérati pour valoriser l’agriculture centrafricaine. Car le pays est à vocation agricole, a-t-il souligné. En plus de ces richesses, le gouvernement veut aussi valoriser la femme centrafricaine et promouvoir une vie à travers les activités agricoles. C’est d’une part une opportunité d’ouvrir la route vers Berbérati et d’autre part de redonner l’espoir à la femme centrafricaine qui est victime de plusieurs maux. La femme centrafricaine a perdu sa place, malgré la loi de la parité votée par l’Assemblée Nationale. Elle est victime de viol, utilisée comme esclave sexuel.

Il est revenu sur le regain de violence à Bangui, et plus précisément dans le 3ème arrondissement par le jet de grenade causant de multiples morts et de blessés graves. Il souligne que les enquêtes sont en cours car il est actuellement difficile de dire qui a fait quoi.

Sur le renouvellement du mandat de la MINUSCA, il déclare que cette résolution renouvelle le mandat de la MINUSCA d’un an et 900 éléments de plus seront ajoutés. Il y’aura un aménagement de qualité de la MINUSCA grâce à l’implication du contingent de Brésil dans la MINUSCA.

Et comme l’actualité oblige, le ministre est revenu sur le soulèvement des élèves du lycée technique survenu suite à l’accident dont un de leur a été victime. Pour le ministre, il y a une main cachée derrière car il a eu la présence de deux hommes politiques sur le terrain ce jour. Les élèves ont expliqué que c’est une voiture de la MINUSCA qui a heurté un de leur, mais que le ministre souligne que c’est un élément des FACA qui a heurté l’enfant. Les élèves de leur coté pour justifier leur soulèvement, soulignent que le chauffeur de la voiture de la MINUSCA qui a amené leur confrère à l’hôpital a emporté la blouse bleue qu’il portait alors que cet habit comportait le sang de leur collègue. A leur arrivée à l’hôpital, ils ont retrouvé le corps de leur à la morgue de l’hôpital Communautaire. Ce qui les a poussés à incendier deux voitures de la MINUSCA ce jour et casser plusieurs voitures.

Le Potentiel Centrafricain,

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