Centrafrique : Abus d’autorité le Ministre de la Sécurité Publique, le Général Wanzet Linguissara se substitue en liquidateur de la justice

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Bangui, le 16 novembre 17

 Comme-ci les drames dus à la crise que subissent de plein fouet les centrafricains ne suffisaient pas voilà que certaines autorités de la République, celles-là mêmes sensées défendre, protéger et rassurer le peuple, se permettent de se comporter en hors-la-loi. Ceci est le cas, pas de n’importe quel commis de l’Etat, mais celui du ministre en charge du département de la Sécurité Publique, le Général Wanzet linguissara  qui s’est substitué dans une affaire purement privée en liquidateur de la justice.

Suite à cette interférence dans les affaires de justice qui, sûrement, à notre avis, ne manquerait pas de créer un précédent dans le pays, Mr Cyriaque DUSSEY qui est lésé dans ladite affaire a tenu un point de presse hier matin à l’hôtel Somba.

Selon Mr DUSSEY, « depuis le 06 octobre, je suis allé au travail à mon retour au « 336 » au 36 villas, les portails étaient barricadés. Et après on me dira que c’est mon épouse qui a décidé que je ne dois plus revenir chez moi. »

« Le lendemain, je me suis pointé au parquet du tribunal de Grande Instance de Bangui (TGI), j’ai exposé les faits. Le Parquet scandalisé a trouvé que quelque-soit ce qu’elle peut me reprocher, elle n’a pas à prendre une pareille décision, parce que le code de la famille centrafricaine protège le mariage au regard de certains nombre de choses. »

Fort du code de travail, cité ci-haut, Mr DUSSEY d’indiquer, « le Parquet de TGI, a ordonné a la Compagnie nationale de Sécurité (CNS) de me ramener chez moi. »

Sur ce, a-t-il indiqué, les forces de l’ordre en question selon la décision de la justice l’on ramener chez lui aux 36 villas. Etant donné que les portails étaient fermés, les éléments de CNS vont forcer les portails et pénétrer avec lui dans la cour de la concession 336.

Alors qu’ils se dirigeaient tranquillement aux cotés des forces de l’ordre à la direction de la maison où celui-ci pensait retrouver la quiétude de sa demeure, c’est là, que débarque le général Henry Wanzet linguissara, Ministre de la Sécurité publique de son Etat avec un peloton de gendarmes et de policiers.

Selon Mr DUSSEY, « le ministre de la Sécurité Publique va interrompre le processus de sa réintégration chez lui, ordonné par le Parquet du TGI ? » Diantre !

« Je n’ai pas compris, depuis ce jour, je n’ai pas remis pied chez moi, là où je vis avec mon épouse. C’est quelques jours plus tard que je vais apprendre qu’elle a introduit une demande de divorce au TGI », a-t-il indiqué.

A ce titre, pour  Mr DUSSEY, son épouse la seule femme à vouloir le divorce au niveau du TGI « il y a certainement ce genre de dossier qui pilule là-bas. »

Mr DUSSEY de se demander, « est –ce que les conséquences des autres dossiers sont les mêmes que chez nous ? »

DUSSEY de trancher tout simplement que la justice centrafricaine n’a pas été laissée libre pour statuer sur cette question ? Celui-ci ferait savoir également qu’il a reçu des appels anonymes sur fond d’intimidation…..

A fortiori, pour Cyriaque DUSSEY, sa première préoccupation aujourd’hui, est que le ministre de la Sécurité Publique laisse libre la justice faire son travail. « C’est la deuxième fois que le ministre s’oppose à ma réintégration chez moi », a-t-il clarifié.

« Pas plus tard que samedi dernier, après avoir attendu vainement que la justice de mon pays me ramène chez moi, j’ai pris la liberté d’aller chez moi-même avec mes parents, j’arrive, le Général Wanzet revient à la charge en m’envoyant des pelotons de la gendarmerie pour me faire sortir de chez moi.

Le lendemain on va m’appeler au téléphone pour m’intimider, Mr vous ne venez plus ici, si vous venez ici vous allez voir, c’est le Général Wanzet qui habite ici. Chez moi au 336 ! », a-t-il dit estomaqué.

A cela Mr DUSSEY de dire qu’il n’a rien à se reprocher à la justice de son pays, qui s’est bien comportée vis-à-vis de lui, «  mais un politique, un membre du gouvernement est venu s’interposer dans la décision de la justice en lui causant du tort et s’en fout éperdument qu’il est dans la rue ou encore ce qui peut lui arriver etc…… », a-t-il déploré.

Celui-ci de se poser la question de savoir si le ministre de la Sécurité Publique est un centrafricain dans un pays où les grenades fusent de partout… Est-il le ministre des affaires privées de Mr et Mme DUSSEY ?

Dénonçant pour sa part cet état de fait, Mr DUSSEY, appelle le ministre de la Sécurité Publique à se préoccuper du travail pour lequel le Chef de l’Etat l’a choisi. »Il faudrait qu’il reprécise sa lettre de mission. Sincèrement, cette interférence répétée dans ma vie privée commence m’exaspérer.

Pour ce dernier, il faut donner la chance à cette justice qui est entrain de statuer sur ce dossier, pour lequel je ne suis pas initiateur « Mme DUSSEY a le droit de prendre ses initiatives, mais la justice doit avoir le temps et la sérénité d’intervenir et régler ce problème  qui fait du rôle de la justice dans un pays. »

Celui de conclure, «  aujourd’hui, la justice de mon pays n’a pas réussi à me ramener chez moi, parce que le ministre de la Sécurité Publique a décidé que ça soit ainsi au détriment de la position du parquet général. »

Hervé Samba

Le Démocrate

 

 

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