Centrafrique : Le Comité National des Droits de l’Homme et Liberté Fondamentale (CNDHLF) se dévoile à des victimes

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Bangui, le 09 novembre 17

Dans le cadre du Partenariat stratégique, lobbying et plaidoyer,  la ligue centrafricaine des droits de l’homme (LCDH), le Comité national des droits de l’homme et de la liberté fondamentale (CNDHLF) et les représentants des associations des victimes ont échangé à l’hôtel Somba sur le rôle du CNDHLF, l’information, l’accès à la justice et la réparation

Éric Logbama, membre de l’association des victimes des évènements de depuis 2015 (ASVI) parle des attentes des victimes par rapport au Comité national des droits de l’homme et de  la liberté Fondamentale mis en place le 23 Octobre 2017.

« Ce qu’on attend de cette structure en tant que victime dans toutes les démarches que nous entreprenons, nous voulons que la justice soit prononcé contre nos bourreaux et qu’il y ait réparation et la réconciliation dans notre pays. Ce sont là les objectifs que nous nous sommes assignés dans nos associations des victimes des évènements qui ont eu lieu en Centrafrique.

Annette Priscilla Ouango membre du Comité national des droits de l’homme et de la liberté fondamentale (CNDHLF) salue l’initiative du LCDH en ces termes : « Nous remercions la ligue centrafricaine des droits de l’homme qui nous a permis d’échangé avec les responsables des associations des victimes, pour toucher du doigt les réalités relatives à la situation des personnes affectées par les multiples crises traversées par la Centrafrique, nous avons beaucoup appris au niveau de la commission, nous avons été réceptifs et nous sommes conscients que y a beaucoup à faire dans le domaine de violation des droits de l’homme qui ont été commis lors des différentes crises que notre pays a traversées. La commission a des attributions, des objectifs et,  petit à petit,  elle va mettre sa machine en marche. Elle sera prête à l’écoute des plaintes qui viendront de part et d’autres, et cela permettra à la commission de diligenter des enquêtes pour la véracité des faits  tout cela en respectant la loi qui a mis en place cette commission » a-t-elle précisé.

Elle revient sur la question de réparation  «  suite aux différentes présentations et témoignages faites par les victimes   nous avons  pris bonne note nous sommes attentifs et une fois en commission nous allons  réfléchir  pour voir comment approcher ses victimes pour faire des lobbyings  auprès des partenaires indiqués et le gouvernement pour voir comment il peut y avoir réparation  puisque la première mission de la commission est l’écoute des victimes . Mais le gros morceau aujourd’hui c’est les moyens d’actions nous sommes en train de faire un plaidoyer pour solliciter des moyens pour la mise en œuvre de la mission qui nous a été confiés » a conclu Annette Priscilla Ouango Commissaire a l’UNDHLF.

Alain Kizinguéré,  Secrétaire général adjoint de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme (LCDH) justifie la tenue de cette réunion de haut-niveau. «  Il était important d’organiser cette rencontre entre les responsables des victimes et les commissaires du comité national des droits de l’homme et de liberté fondamentale qui doivent s’imprégner de la situation des victimes pour leur permettre de s’approprier des taches qui les attends et cela a été une occasion pour les victimes faire des témoignages pertinentes sur les questions de l’accès à la justice ,la réparation et la réconciliation » a-t-il conclu

La traduction des bourreaux devant la justice et la réparation  constituent les préoccupations majeures des victimes.

Bienvenu Matongo

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