Centrafrique : Les Etudiants de l’Université de Bangui ont vilipendé la France à travers son Ambassadeur en RCA

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Bangui, le 01 novembre 17

Mardi 24 octobre dernier, juste au moment où le Secrétaire général des Nations Unies foulait le sol Centrafricain, Christian Bader tenait une conférence débat à l’Université de Bangui sur le thème : « La France et la crise centrafricaine ».

Erreur monumentale ou envi de marquer les esprits que la France accorde une très grande importance à la République Centrafricaine ? Personne ne saura exactement répondre à cette question sauf tous ceux qui sont pour la France en Centrafrique et qu’on compterait au bout du doigt.

Qui Cherche trouve car le thème même de cette conférence débat : « La France et la crise Centrafricaine ». Que cela veut-il dire ? Pourquoi justement oser parler de la France et de la crise Centrafricaine et pas d’autres choses comme par exemple « La France et les diamants Centrafricains ?

Revenons au propos liminaires du diplomate Français qui s’est borné à venter les bonnes relations entre son pays et la Centrafrique sans pour autant rentrer en profondeur pour parler des causes pas de la crise mais des crises centrafricaines depuis que Boganda revendiquait à De Gaulle, le droit des centrafricains à être libres, c’est-à-dire indépendants, ce que De Gaulle ne voulait pas savoir, mais a été acculé de telle sorte à déclarer ceci : « vous voulez l’indépendance, mais je vous la donne ».

Cette déclaration a toujours et depuis lors à l’origine des crises centrafricaines en particuliers et des autres pays francophones d’Afrique. La France ne peut pas nier cela car partout où il des crises le nom de la France n’a jamais manqué d’être évoqué. Il ne faut pas se le nier.

Bader a surtout mis en exergue l’intervention des militaires Français dans ce qu’on a appelé l’opération Sangaris sans relever l’impasse de cette opération due au fait que la France avait sous estimé l’ampleur de ce qui se passait réellement en Centrafrique dans ce carnage imposé aux centrafricains et voilà sous la fastidieuse appellation « Conflit religieux », une manipulation des français avec la complicités des traitres que sont certains hommes politiques centrafricains friands des pots de vins pour détruire leur pays.

Pourquoi parlant de l’opération sangaris Bader s’est volontairement abstenu de parler de l’opération Barracuda de 1979 pour ne citer que celle-là ? Pourquoi n’a-t-il pas parler du mercenaire Français Bob Dénard et son rôle au nom de la France en Afrique en général et en Centrafrique en particulier ? Il y a des choses à dire aux Français par les Africains et particulièrement les Centrafricains. Mais le moment viendra ; Il est même déjà proche.

C’est surtout la phase des questions réponses qui a montré le vrai visage du Centrafricain du jour d’aujourd’hui à la France à travers son haut représentant dans le pays. Les questions des étudiants ont relevé deux principales choses à la France.

Primo : La France est anti progrès et anti démocratie

Il est simple de le démontrer. Il suffit de faire une comparaison entre les colonies françaises et celles par exemple Anglaises, Portugaises et Espagnoles d’Afrique pour se rendre compte de l’évidence. Outre les colonies françaises, tous les autres ont réellement émergé  pour ne pas dire se sont développé. Aucune comparaison à faire en termes de bien être socioéconomique, de stabilité politique et d’assise réelle de la démocratie. En témoigne la situation au Ghana, au Nigéria, en Afrique du Sud etc. Tel n’est pas du tout le cas dans les colonies Française d’Afrique.

 

Secondo : La France pratique le néocolonialisme.

Sur la base de caduques accords de plus de 50 ans déjà qui auraient pu être révisés, la France  a toujours la main mise sur les richesses surtout du sous sol de ces anciennes colonies et manigance tout pour qu’elles ne soient pas exploitées au profit des peuples de ces Etats devenus indépendants très longtemps. Le cas de la Centrafrique est le plus pire. Des enfants français qui ne connaissent même pas ce pays, avaient marché pour protester contre la mise en valeur du pétrole centrafricain par une société chinoise. Peu de temps après s’est déclenché la rébellion séléka dont le pays souffre encore des dramatiques effets. Point n’est besoin d’aller loin pour l’illustrer.

Jamais un tel exercice n’est fait pour dire plus haut à la France ce que les gens recoulent dans leurs ventres. Même si les interventions des étudiants ont paru embarrassantes et choquantes, au moins elles ont traduit le véritablement les ressentiments des Centrafricains contre la France qui ne cesse de les rouler dans la farine.

Herman THEMONA

LPC,

 

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